Prix de photographie AIMIA | AGO

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Les artistes

Sélection 2013

Présélection 2013

Jessica Eaton, cfaal 311, 2013,, archival pigment print, 40" x 50".

Jessica Eaton

Les photographies de Jessica Eaton dissèquent des phénomènes chimiques et optiques, la matérialité du film, et le langage de la lumière elle-même. Eaton s'est fait connaître sur la scène internationale avec ses Cubes pour Albers et LeWitt, une série de photographies éclatantes qui déconstruisent sa propre démarche en atelier. À l'instar de la plupart des œuvres d'Eaton, ces images intensément optiques ont été réalisées en effectuant des prises de vue à temps de pose multiples de fournitures typiques de studios de photographie. Par son usage abondant de pratiques traditionnelles de la photographie argentique, tels la séparation de couleurs et le masquage, Eaton insuffle à ses images de grand format une esthétique rappelant davantage la peinture et le dessin de l'abstraction géométrique hard-edge que la photographie de studio traditionnelle. Jessica Eaton a obtenu un baccalauréat en beaux-arts de l'Emily Carr Institute of Art and Design en 2006. Son travail a été présenté au Canada et à l'étranger, notamment à Presentation House Gallery, Vancouver; au Foam (Fotographiemuseum), Amsterdam, au Musée d'art contemporain de Montréal (Triennale québécoise), et dans le cadre de la Daegu Photo Biennale, Corée du Sud.


Em'kal Eyongakpa

Em'kal Eyongakpa est né en 1981 et vit et travaille au Cameroun. Après l'obtention d'un diplôme en botanique et en écologie, il s'est tourné exclusivement vers les arts visuel et sonore. Artiste interdisciplinaire explorant les aspects expérimentaux de la photographie, de la vidéo, du son et de la performance, Eyongakpa propose une imagerie poétique et surréaliste qui met en lumière la tension entre les cultures de masse et individuelle/opposant la culture de masse et celle de l'individu.


Regina Jose Galindo, Caparazon

Regina Jose Galindo

Regina José Galindo est née en 1974 à Ciudad de Guatemala. Ses œuvres explorent les implications éthiques universelles de l'injustice sociale et de la discrimination et de l'abus raciale et sexuelle, avec souvent une attention particulière portée à la condition passée et présente des femmes et du peuple autochtone/des peuples autochtones du Guatemala. Elle a présenté son travail dans des expositions personnelles et de groupe autour du monde, et a participé à plusieurs biennales, dont la 15e Biennale Donna, Ferrare, la 17e Biennale de Sydney, la 10e Biennale de La Havane (2009), la Biennale de Valence (2007), la 3e Biennale de Tirana, Albanie (2005), les Biennales de Venise 2001, 2005, 2007 et 2009, et la 3e Biennale de Lima (2002). En 2011, elle a remporté le prix international du prince Claus et le Grand Prix de la 29e Biennale des arts graphiques de Ljubljana. En 2005, elle reçut le Lion d'or des moins de 35 ans à la 51e Biennale de Venise.


Ron Jude

Ron Jude est né à Los Angeles en 1965, a grandi sur la côte nord-ouest du Pacifique, et vit actuellement dans l'État de New York. Ses photographies ont été fréquemment exposées, notamment à la Gallery Luisotti (Santa Monica); à la Photographers' Gallery (Londres); au High Museum of Art (Atlanta); à la Proekt Fabrika (Moscou), et à la Roth/Horowitz Gallery (New York). Son travail est présenté dans de nombreuses collections, parmi lesquelles le San Francisco Museum of Modern Art; la George Eastman House, Rochester; le New Orleans Museum of Art, et le Museum of Contemporary Art of Georgia, Atlanta. Jude est le cofondateur de A-Jump Books et l'auteur de Alpine Star, Postcards, Other Nature et Emmett. Son nouveau/dernier livre, Lick Creek Line, a été publié par MACK en avril 2012. L'éditeur suédois Libraryman a publié une édition limitée de son projet Executive Model en janvier 2013. Une vue d'ensemble de ses trois projets Idaho (Alpine Star, Emmett et Lick Creek Line) sera présentée, fin 2013, au Museum of Contemporary Photography de Chicago, dans le cadre d'une exposition à trois intitulée Backstory. Jude est représenté par la Gallery Luisotti de Santa Monica.


Hua standing by the Yangtze River, Chongqing, 2008 © Tomoko Kikuchi

Tomoko Kikuchi

Tomoko Kikuchi est une photographe japonaise qui a passé huit ans à photographier des drag-queens en Chine. Malgré le climat social restrictif du pays, Kikuchi affirme que ses sujets, nés à la fin des années 1980, ont goûté à une sorte de liberté interdite aux générations précédentes. Ces portraits chaleureux, presque filmiques, révèlent la possibilité d'un changement d'attitude envers les populations gaies et lesbiennes de la Chine. Kikuchi elle-même remarque : « En comparaison à la génération plus âgée, ces jeunes travestis ont aisément transcendé à la fois leur sexe et les idées préconçues au sujet du sexe. Ils n'hésitent pas à se montrer en habits féminins, ils refusent de cacher leur sexualité à leurs parents et peuvent être décrits comme étant la première génération à exposer ouvertement leur identité. »


Emanuel Licha, War Tourist in Chiapas, digital colour print, 2005, 66 x 66 cm.

Emanuel Licha

Emanuel Licha réalise des œuvres filmiques, vidéographiques, photographiques et d'installation qui traitent d'architecture et de la représentation de conflits, conduisant à une lecture des caractéristiques du paysage urbain comme signes sociaux, historiques et politiques. Ses projets récents explorent les moyens par lesquels les événements traumatiques et violents sont perçus. Parmi ses expositions personnelles récentes, il compte Striking a Pose, Musée régional de Rimouski; Why Photogenic?, Galerie SBC, Montréal; War Tourist, LOOP 09, Barcelone; R for Real, Cortex Athletico, Bordeaux; Une autre fête au même instant brille dans Paris, Centre culturel canadien, Paris; Agnes & Bruce, Ex-Teresa Arte Actual, Mexico; Nothing Less, Nothing More, Just Transformed, Careof, Milan; In & Out, Galerie B-312, Montréal et YYZ, Toronto; Honeymoon in Kosovo, Institute for Contemporary Art, Pristina. Son travail a également été présenté à NGBK, Berlin; au Musée des beaux-arts de l'Ontario, Toronto; à la Parsons The New School for Design, New York; au Musée d'art contemporain de Montréal; au University of South Florida Contemporary Art Museum, Tampa; au Israeli Center for Digital Art, Holon; au MACBA, Barcelona; à la Fabbrica del Vapore, Milan; au Frac Franche-Comté, Besançon; à la HartWare MedienKunstverein, Dortmund; au Witte de With Center for Contemporary Art, Rotterdam; à la Galerie im Taxispalais, Innsbruck; à la Biennale de Tirana; au festival Steirischer Herbst, Graz; au Sarajevo Centre for Contemporary Art; à la galerie Stiftung Binz 39, Zurich; à la Biennale de Montréal, et au Musée d'art moderne de la Ville de Paris. Ses œuvres font partie de plusieurs collections publiques et privées, dont celles du MACBA (Museu d'art contemporani de Barcelona); du Musée d'art contemporain de Montréal; du Fnac (Fonds national d'art contemporain), Paris; du Frac (Fonds régional d'art contemporain) Franche-Comté, et du University of South Florida Contemporary Art Museum.


Abraham Oghobase

Abraham Onoriode Oghobase est né à Lagos, Nigeria en 1979. Il a étudié è la réputée School of Art, Design and Printing du Yaba College of Technology, se spécialisant en photographie. Il a également été formé par le peintre et photographe, Deji Ajose, ainsi que par le photographe et sculpteur primé Uche James Iroha. Une quête du sens de l'existence a conduit Oghobase à réaliser un art singulier, par l'exploration de questions liées aux émotions humaines, tels la solitude, l'espoir, l'anxiété, l'enthousiasme et la peur. Il s'est servi de lui-même comme « matériau » pour son plus récent corpus d'œuvres. Sa photographie a été exposée au Nigeria et à travers l'Afrique et l'Europe.


Efrat Shvily, S-93-3, from the New Homes in Israel and the Occupied Territories (1992-1998) series, 1993.

Efrat Shvily

Efrat Shvily est née à Jérusalem en 1955, et a étudié la science politique à la Bar-Ilan University, en Israël, et à la Oxford University, en Angleterre. Son intérêt pour les questions politiques est une source d'inspiration directe pour son travail. Après avoir vécu à l'étranger, en Italie, en Grande-Bretagne et aux États-Unis, Shvily est rentrée, en 1989, en Israël, où elle a constaté que plusieurs nouvelles colonies avaient été construites en son absence. Cette nouvelle vague de construction l'a incitée à photographier des structures, un sujet de premier plan dans sa production. Politiquement chargées, ses photographies d'édifices désertés sont évocatrices de la relation complexe entre les Israéliens et la terre. Shvily ne pourvoit pas de légendes pour ses images, rendant impossible de savoir si l'édifice a été abandonné, est une nouvelle construction ou est actuellement habité. Ses œuvres présentées ici proviennent de deux séries qu'elle a exposées au Witte de With, Rotterdam, en 2003 : New Homes in Israel and the Occupied Territories et Palestinian Cabinet Ministers. Cette même année, elle a également présenté son travail à la 50e Biennale de Venise et à la 8e Biennale d'Istanbul.


Dan Siney

Établi en Colombie-Britannique, Canada, Siney se sert de photographies 35mm pour explorer la dimension affective d'images, et la relation de la photographie à la représentation. Récemment, sa pratique a évolué pour inclure du photo-collage et de la manipulation d'images au moyen de techniques analogue et numérique.


Lucie Stahl

Lucie Stahl vit et travaille à Vienne. Elle est représentée par la galerie Dépendance, à Bruxelles, et par la Galerie Meyer Kainer, à Vienne. Son œuvre a été présenté dans des expositions personnelles à la Kunstverein Nürnberg (2009), à la galerie Dépendance, Bruxelles (2005 et 2008), à la galerie Michael Neff, Frankfurt (2007), et à l'espace Flaca, Londres (2005). Elle a aussi participé à des expositions à la Temporary Gallery, Cologne (2009), à la galerie Croy Nielsen, Berlin (2008), et à kjubh, Cologne (2004). En plus de son travail d'artiste, Lucie Stahl codirige l'espace-galerie Pro Choice, à Vienne, avec Will Benedict.